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La capitulation de Vettel au GP de Singapour

La capitulation de Vettel au GP de Singapour

Je regardais Sebastian Vettel flotter dans sa combinaison sur le podium lorsque j’ai eu un flash : l’uniforme Ferrari est trop grand pour lui – au propre comme au figuré. Depuis son arrivée au sein de la Scuderia, en 2015, le quadruple champion du monde semble porter sa croix. Disons-le sans détour, on ne reconnaît plus le Vettel des années Red Bull. Celui qui, ne l‘oublions pas, a enchaîné quatre titres mondiaux consécutifs, de 2010 à 2013.

Le jeune prodige allemand, qui a grandi en regardant les exploits du héros national, Michael Schumacher, semblait alors bien parti pour égaler, voire même battre, les records de son idole de jeunesse.

La machine s’est enrayée une première fois en 2014, lorsque la Formule 1 est passée à l’ère hybride. D’entrée de jeu, la plupart des pilotes ont confessé ne pas raffoler de ces nouvelles voitures. Certains d’entre eux ont eu plus de difficulté que d’autres à s’adapter. Pour la première fois, Vettel a connu une saison vierge de toute victoire. Pire encore : son nouveau coéquipier, Daniel Ricciardo, qui n’avait jamais gagné en F1, s’imposait, lui, à trois reprises. Pour Vettel, l’humiliation était double.

Il n’en demeure pas moins que les quadruples champions ne courent pas les rues. Le timing, comme on dit à Paris, était parfait pour Ferrari, dont le dernier championnat remontait à 2007, et pour Vettel, désireux de prouver que cette horrible saison 2014 était un accident de parcours.

Cette nouvelle union a commencé du bon pied, Vettel s’imposant dès la deuxième manche de la saison, en Malaisie. Malgré une voiture moins compétitive que les imbattables Mercedes, le nouveau chef de file de la Scuderia a terminé la saison 2015 avec trois victoires. On parlait déjà de résurrection.

La saison suivante a été un dur retour à la réalité, comme si Vettel et Ferrari avaient avancé pour ensuite mieux reculer. Et pour un recul, c’en fut tout un : zéro victoire pour les Rouges. Puis, nouveau regain l’année dernière, avec une Ferrari désormais au niveau des Mercedes et un Vettel retrouvant le sentier de la victoire. Voilà pour le rappel historique, nécessaire pour la mise en contexte.

Pour se battre elle-même, l’écurie Ferrari, on le sait, est très créative. Les antécédents sont nombreux et ils ont déjà fait l’objet d’un blogue précédent. Là où ça devient inquiétant, c’est que cette tare congénitale semble contagieuse : depuis son arrivée à Maranello, Vettel multiplie lui aussi les erreurs.

Est-ce la pression supplémentaire de piloter pour Ferrari, l’écurie la plus suivie et la plus scrutée de la F1 ? Est-ce la paternité, qui lui a fait perdre le focus ? (Si vous jugez cette explication farfelue, rappelez-vous de la retraite-surprise de Nico Rosberg…)

Une chose est sûre : la cuisante défaite à domicile, il y a deux semaines, a eu un effet dévastateur sur le moral des Rouges. Victorieux à Monza, Lewis Hamilton a rajouté deux autres couches ce week-end, en réalisant un tour d’anthologie pour obtenir la pole position, puis en menant la course du début à la fin. Ferrari et Vettel, de leur côté, ont trouvé une autre façon de perdre en se plantant dans leur stratégie de course.

Pourtant, ce n’est pas du tout ce qu’annonçait le début de la saison : rappelez-vous, Hamilton, comme un gros félin repu, semblait avoir perdu son instinct du tueur et roulait sur le pilote automatique, tandis que Vettel avait le couteau entre les dents. Et surtout, il disposait d’une monture qui, pour la première fois, était supérieure à la Mercedes, en vitesse pure et en polyvalence.

L’alignement des planètes était parfait pour que Ferrari gagne son premier championnat depuis 2007 et que Vettel mette fin, lui aussi, à sa disette. On connaît la suite… 

Bien sûr, rien n’est joué. Bien sûr, il reste encore cinq courses et il suffit d’un abandon de Hamilton jumelé à une victoire de Vettel pour relancer le suspense. Mathématiquement, tout est encore possible, quand on sait qu’une victoire rapporte 25 points et que l’avance de Lewis Hamilton sur Sebastian Vettel est de 40 points.

Sauf que… Ce qu’on a vu, à Singapour, ressemblait à une capitulation en bonne et due forme. En entrevue d’après-course comme sur le podium, Vettel faisait pitié. Pas de sarcasme ici : il semblait vraiment démoli. Ses propos, son visage défait, son langage corporel, tout semblait indiquer qu’il s’inclinait.

Or, une écurie comme Ferrari a besoin d’un leader fort, capable de se ressaisir après une mauvaise performance. Même si je suis loin d’être un admirateur de Schumacher, force est d’admettre qu’il ne baissait jamais les bras et sa combativité tirait son équipe vers le haut. Ce que Vettel n’a pas réussi, jusqu’à maintenant. Y parviendra-t-il un jour ?

En attendant, Hamilton est redevenu Hamilton. Ce qui est une très mauvaise nouvelle pour les Rouges.

Ah oui, j’allais oublier… Lance Stroll a terminé 14e. 

Rock en liberté

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avec Jeffrey Subranni

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